Togo/La CSET relance la revendication des primes et des dispositions pour la rentrée prochaine

Dans un mois pratiquement, élèves et enseignants reprendront le chemin des classes. La rentrée scolaire prochaine s’inscrit dans un contexte bien particulier compte tenu de la crise sanitaire que traversent le pays et le monde entier.

Mais bien avant que cette crise sanitaire due au covid-19 ne survienne, les syndicats des enseignants, en particulier, la CSET (Coordination des Syndicats de l’Education du Togo)  et le gouvernement s’entendaient très mal au sujet de l’application du Protocole d’Accord (PA) signé  le 19 avril 2018. Cet accord dans lequel le gouvernement  a pris l’engagement de revaloriser la prime unique spécifique à la fonction enseignante à raison d’1/5 du budget alloué à l’éducation chaque année et ceci,  pendant 5 ans,  a subitement pris de la peine à être mis en application par le gouvernement. On se rappelle d’ailleurs qu’au début de l’année 2020, le gouvernement s’est enfin résolu,  à travers une rencontre  avec les fédérations syndicales,  à reconnaître enfin que les primes à octroyer devraient bien figurer sur les bulletins, c’est-à-dire,  qu’elles doivent être indexées aux salaires contrairement à l’interprétation qui veut que ces primes soient ponctuelles;  ce qui a d’ailleurs farouchement opposé la Coordination des Syndicats de l’Éducation au gouvernement l’an dernier.

À quelques semaines de la rentrée scolaire prochaine, la CSET, selon nos informations,  adresse au gouvernement un courrier dans lequel elle  demande l’ouverture imminente des discussions autour de deux points essentiels:

1- les discussions sur la suite du protocole d’Accord;

2- les dispositions à prendre pour une rentrée apaisée dans le contexte de la crise sanitaire.

La CSET, dans sa lettre,  dit vouloir inscrire cette démarche dans une logique réelle d’anticipation dans le contexte actuel.

Comme le précise si clairement le courrier de la CSET, les éventuels  points de revendications des enseignants ne se limitent pas à la seule  question des primes restées en suspens depuis plus d’un an, ils concernent  aussi la question des cours des mercredis après-midi  et de samedis que le gouvernement prévoit instituer à partir de la rentrée du 26 octobre 2020.

Il revient à cet effet  au gouvernement de trouver une réponse appropriée aux préoccupations des syndicats de l’éducation qui ont d’ailleurs su bien faire d’inviter l’autorité  à une ouverture de discussions avant la reprise des classes.

Les informations confirment déjà qu’une grogne généralisée se fait déjà sentir par les bases syndicales qui font beaucoup de  pression sur les premiers responsables syndicaux afin que les questions posées trouvent une solution avant le 26 octobre.

 Nouvelecho .info

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